L'effondrement, série diffusée sur Canal Plus.

  L'effondrement inspire une série à la chaîne Canal +

La série, intitulée "L'effondrement", illustre en dix épisodes de 15 minutes les pires scénarios de la collapsologie. Elle lance des alertes explicites en frappant l'imagination et parle sans concession à l'émotion pour éveiller les consciences.

 

La chaîne française a consacré l'an dernier l'une de ses créations originales au thème de l'effondrement. Sa signature décalée se reconnaît dans chacun des 10 épisodes, brefs (15 minutes), incisifs, décapants.

La production traite ce sujet délicat avec un réalisme anticipatoire qui ne fait aucune concession à la prospective la plus cauchemardesque de la collapsologie : l'hypothèse d'un brusque et total chaos.

D'où la mise en scène de situations hautement anxiogènes : se retrouver lancé sur la route sans ressources en nouant des liens survivalistes au gré d'un exil aveugle, ou errer au beau milieu de sypermarchés vides, pire, assister (ou contribuer) à leur pillage, ou encore craindre l'invasion de son safe petit hameau dans la prairie par des hordes sans foi ni loi, ou regarder impuissant son boss ultra-riche s'envoler vers une  paradisiaque île-bunker, jouissant de la protection de milices opportunistes...

Bref, on flippe bien au chaud sur son canapé !

Et pourquoi est-ce que ça fonctionne ?

Le rythme soutenu du suspens captive et renforce l'intensité émotionnelle crescendo et le choix des mises en situation favorise l'identification aux personnages-types (l'automobiliste qui tuerait pour de l'essence, le loyal employé d'une maison de retraite, le néo-paysan rêvant d'auto-suffisance etc.). En outre, l'irruption de la menace est toujours d'une violence saisissante à laquelle aucun de nos esprits cocoonés-formatés n'est préparé et le déroulement en temps réel de l'intrigue pendant un quart d'heure scotche l'attention pour mieux impressionner.
 

 

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De quoi sortir secoué de chaque programmation, tout en devenant addict à la série. Et tant mieux si on prend peur !

Il serait temps ... de réaliser qu'on ne l'a presque plus.

 

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