On prend les mêmes et on recommence

Notre actualité met le mental en échec. Examen de l'impasse dans laquelle se trouvent nos modes de résolution de crise habituels.

crise mentale

 

Nos réflexes en matière d'élaboration de stratégies montrent leurs limites pour venir notamment à bout d'un virus mondialement répandu. Sur ce dossier ou celui des inégalités socio-économiques, ou encore de la préservation de notre environnement, c'est pareil.

Il ne s'agit pas tant d'incriminer tel ou tel incompétent aux commandes à un bout ou l'autre de la chaîne, que la machine elle-même et la logique opératoire en vigueur.

Que se passe-t-il en effet ? Le mental n'a d'autre salut que dans le contrôle. Quand quelque chose lui résiste, il remet du contrôle.

C'est ainsi que l'humain escompte assurer sa sécurité. Fût-ce en sacrifiant sa liberté à cette stratégie de contrôle.

Beaucoup de personnes sont prêtes à ce compromis. Elles ont fait le calcul, elles voient leur intérêt à échanger de la liberté contre de la sécurité.

Quand tout marche comme prévu, on glorifie le mental écrasant de puissance sur ce qui, dans ce qui l'entoure, a prétendu un instant lui tenir tête - le vivant, le sentiment, le hasard...

Mais quand cela ne fonctionne pas ? On appelle cela une crise.

Je crois que c'est ce qui se déroule en ce moment : l'Homme utilise la même réponse à une question qui se dérobe, sur laquelle le mental ripe. Aussi la retrouve-t-on immanquablement un peu plus loin, mutée en énigme, en petite chose dure et plus impénétrable. Elle ne nargue même pas qui commande en ce bas monde, ce faisant ; elle l'ignore.

Voilà tout le drame du mental : s'envisager comme la seule mesure de ce qui est.

Un humain équipé de la seule raison ne résout que des problèmes rationnels.

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