Tombera, tombera pas.

 

Dans la vie, rien n'est sûr.

Même pas le pire.

La collapsologie n'est pas une science exacte et déterministe, capable de prévoir à coup sûr la fin de notre monde quelles que soient ses conclusions. Rappelons que vivre, c'est intégrer une marge d'imprévu et d'incontrôlable dans ce qui advient d'aussi bien favorable à une sortie de crise que précipitant notre chute.

 

 

Tombera, tombera pas.

 

 

 Par une loi universelle décrétant que tout équilibre se négocie en permanence, le monde -notre monde, celui de chacun- se trouve toujours au bord, tout au bord du chaos.

 L'expérience physique, tangible et immédiate, de la chute des corps -ainsi en est-il de la tartine beurrée au petit-déjeuner ou de la tasse de café pulvérisée au sol- nous convainc volontiers qu'une chiquenaude suffit à impulser notre bascule fatale.

 Or à l'échelle de l'infiniment grand ou petit, les paramètres régulant le flux  cosmique sont autrement subtils et nombreux que ceux qui déterminent la durée de vie d'un service en porcelaine.
 

 

 

 C'est pourquoi il convient de réserver tout pronostic devant un vol de papillon irisant au matin l'hémisphère nord : tant s'en faut qu'il ait quoique ce soit à voir avec l'ouragan qui s'abattra sur l'Océan indien ce soir.
 

 Balayant tout plan de géomètre, l'implacable imprévisibilité, du pire comme du meilleur, règne en maîtresse indomptée sur nos calculs à la petite semaine qui prétendent éliminer de l’équation magistrale la magie, le miracle, l’événement fortuit quoique nécessaire.

alerte collapsologie urgence effondrement avenir

Ajouter un commentaire