et moi et moi et moi

L'individualisme égocentré est un des obstacles majeurs à la transition énergétique.

Qu'arrive-t-il à nos nombrils ? Comment les rallier à la cause commune ?

Ego

Les donneurs de leçon et de plans théoriques en transtion écologique achoppent toujours sur notre égocentrisme sourd pour s'assurer à grande échelle un passage à l'acte. C'est très beau sur le papier, les projets 0 carbone par exemple, mais celui de sauver la planète requiert de vouloir s'impliquer. L'effort convoque chacun par principe, mais chacun en réalité n'en ferait volontiers qu'à sa tête, voire à son nombril, tout à ses prérogatives consuméristes en bon individu-roi. Décarboner ? C'est super si les autres le font. Moins manger de viande ? bravo ! Fais-toi plaisir mais très peu pour moi.

A un certain point cependant, ne pas se sentir concerné par la marche du monde est symptomatique d'une déréalisation  de son interactivité avec l'environnement. Mais peut-être croit-on ne pas peser dans la balance et devoir se résigner à l'impuissance ? ou que la balance universelle ne connaît que notre mesure personnelle ?

Sans doute, de mémoire de nombril, n'est-il de chute significative que celle du cordon ombilical. Une petite perte dont on se remet, et bien loin derrière maintenant. Pourtant, combien d'autres liens depuis, aussi vitaux, peuvent le lâcher !

Avisé quant à lui, des menaces qui précipiteront la vie sur Terre si chacun reste passif face au drame en cours, le collectif élabore des solutions qui demandent à chacun d'être éco-responsable. Une révolution s'il en est, à l'heure de l'individualisme et du néo-libéralisme.

Il a 2 options pour ramener dans le rang ceux qui rechignent à abandonner leurs vieilles habitudes et persistent à faire tourner le monde autour de leur nombril : l'une consiste à encourager, inciter, recommander; l'autre à imposer et sanctionner. En France, la préférence va à la première en politique. Il n'existe pas encore de coercition infantilisante et extérieure majeure, à laquelle se soumettre tout en enrageant de la subir.

Et tant mieux : outre que cette liberté de décarboner son mode de vie honore celui qui se reconnaît parmi ses semblables, il est des contextes où se désolidariser revient à s'exclure, un positionnement social qui, pour ne pas être des plus enviables à terme en soirée, se double d'une posture psychique de résistance parfaitement dérisoire quand tout s'effondre.

on est toujours responsable de ce qu'on n'essaie pas d'empêcher

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